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Friday, January 15, 2016

An American Pentastich

Don't think, don't think, don't think.
Don't dream, don't hope, don't speak.
Don't say, don't tell, don't write.
Don't feel, don't feel, don't love.

Being and Nothingness is more than a title.

Saturday, October 10, 2009

NOISES

Cat purring right by my face at night;
the MGM lion roaring;
the rain on a hot summer night, windows open;
Russian Easter Bells -once you've heard them, all other bells are but "noisy gongs";
wind chimes;
the wind in the trees, shaking their summits when it is really windy, whispering, exhaling, singing;
the wind howling in the chimney on a cold winter day;
owls hooting;
voices in the distance when one is asleep: they are muffled but you know you are not alone;
waterfalls;
waves lapping at the seaside; and
waves crashing on rocks during a storm;
the crunch of footsteps crushing newly fallen snow;
the rustle of silk;
drums in a circle of joy;
the noise the steam iron makes whenever I decide to iron accumulated laundry: it echoes my sighs…
the "psscchht" of champagne being poured into a flute; and
the "pop" of the champagne bottle being opened;
cicadas in summer;
dry leaves being raked;
squirrels sending signals sounding like policemen’s whistles;
birds chirping at 4:00am in the spring;
magpies on the lawn in Canberra;
seagulls by the seaside;
neighborhood flagpoles in the wind playing masts and sails on a sailing boat;
the fire cracking in the fireplace when I add pinecones and roast chestnuts;
a train tooting in the night;
the muezzin calling to prayer in East Jerusalem; and
the Kaddish sung at Auschwitz…

October 10, 2009
©Sarah Diligenti’s Poems - The Quill and The Brush

Sunday, September 20, 2009

A Poem on Growing Old: Little Old Ladies


In Memoriam Stephanie Auspitz....
This poem of mine was published a few years ago in an anthology.



Little old ladies with pink ribbons in their hair,
soft, blushed, pink cheeks that smell of violet powder
when you hug and kiss them, and pretend they will
not die nor disappear in their little blue coats,

their tiny feet dressed up nicely against the chill,
the wise smile on their lips whispering how you ought
to not love ‘em so much nor cherish them so dearly,
for when the time comes they will wave bye bye gently,

lay their fragile body and their little wrinkled
hands to rest, their soft white hair elegantly brush’d,
the wise smile on their lips now hiding their little
secrets, the memories of lives past, forever asleep.

Bethesda, Dec 1 - 2, 2000


© 2000 Sarah Pickup Diligenti

Monday, April 6, 2009

Inventaire à la manière de et en hommage à Sei Shonagon

Dame Sei Shonagon est une femme de lettres japonaise qui a écrit vers l'an 1000 ce qui est considéré comme une des oeuvres majeures de la littérature japonaise. Notes de chevet, texte inclassable annonçant ce qui est connu en littérature moderne comme le "fragment". Notes de chevet est une collection de listes, de poésies, de complaintes et d'observations glanées tout au long de son séjour à la cour durant l'époque de Heian. Je tente ici de lui rendre un modeste hommage.



Choses élégantes

Le V de la passée du soir sur fond de soleil couchant automnal, les sombres silhouettes chinoises des arbres en hiver, les cerisiers du Japon en fleurs autour du Tidal Basin comme autant de Belles du Sud en crinoline et capeline fraiches et roses et pâles. Floraison de l’orchidée, une pivoine solitaire et épanouie dans un vase clair, un bouquet de tulipes s’abandonnant avec langueur. La longueur d’une nuque dégagée de chevelure. La démarche altière des Africaines.


Choses qui ont un aspect sale

Les taches jaunes du temps et la rouille des jours au creux des plis des vieux draps de lin et des vieilles nappes. Le divan dépassé par les années. Les feuilles mortes agglutinées le long du trottoir quand il pleut. Les grains de sable mouillés sur les jambes pâles. Les vitres grasses de fumée dans les bar-tabacs. Les étagères poussiéreuses d’une bibliothèque à l’abandon. La devanture de la boucherie-charcuterie : faisans et venaison suspendus. Les stations de métro de Paris. La neige en ville.


Choses désolantes

L’âpreté au gain. La guerre. L’intolérance. La grimace de haine qui déchire un visage. La méchanceté. La violence. La nature souillée, défigurée par les abus de l’homme : ordures le long des routes, dans les parcs ; îlots en sacs de plastique dans le Pacifique. Les ours polaires sans abri, les chasses au loup en hélicoptère, le pillage des océans et le viol des forêts tropicales. Les insultes devenues expression poétique contemporaine. La mort des idéaux. L’amour de l’argent.


Choses consolantes

Le sourire de ma fille. Le sourire de mon fils. La confiance douce du chat sur la couverture. Le soleil qui finit toujours par revenir. Les Béatitudes. La brise odoriférante d’un jour de printemps. Le bruit des vagues. Un oreiller propre sur un lit propre et tout juste fait, une senteur de lavande quand on s’y étend. L’odeur du pain chaud. L’amitié loyale. La prière de Saint François d’Assise. L’étreinte de l’ami(e). Le silencieux spectacle du lever du soleil sur le Grand Canyon. Le silence lui-même.


Choses qui me font battre le cœur

Le premier coup de tonnerre. La porte qui s’ouvre et qui se ferme : battements de peur, battements d’espoir. Le courrier quotidien, les messages sur le répondeur téléphonique. Les coups de fil en pleine nuit. Ne pas savoir où se trouvent mes enfants, ne pas savoir les consoler quand ils en ont besoin. Parler en public, poser une question dans une pièce pleine d’inconnus. Contempler le vide et se dire que ce serait si vite fait de basculer. Revoir celui que j’ai aimé naguère.


Choses qui ne font que passer

L’avion dans le ciel laissant une trainée de vapeur dans son sillage. Printemps, été, automne, hiver. L’enfance. L’amour. Nous.